20 avr 2020

3 questions (enfin 4) à Claire Cudrey, CEO de Cezame Connexions

Suite de notre rubrique qui se veut optimiste et qui retrace comment les sociétés de biotech-santé se sont adaptées au télétravail et aux nouvelles contraintes imposée par cette situtation extraordinaire... La peur n'évite pas le danger...S'en tenir aux faits...

1/ Comment avez-vous réagi au confinement soudain au niveau de votre société ?

Le télétravail est notre quotidien. Nous n’avons pas eu de difficultés matérielles à travailler depuis nos domiciles.
Si le bureau de Cézame avait été assez grand, nous aurions pu même continuer à travailler depuis là et respecter les consignes de sécurité, pour Robin et moi.
La difficulté c’est bien la distance, le manque de réactivité dans nos échanges, l’humain dans le quotidien.
Et, à titre personnel, j’avoue que la première semaine de confinement a été chaotique. J’ai été affectée par la décision de geler les activités sociétales, inquiète pour la sortie, la reprise dès les premiers jours. Comme la peur n’évite pas le danger, et comme l’Homme s’adapte à beaucoup de situation, j’ai rebondi.

Pour situer Cézame Connexions : Nous sommes (deux personnes) prestataires de services en développement commercial. Les missions que nous réalisons pour nos clients sont centrées sur des prises de contacts distantes (emails et téléphone) pour déclencher des rendez-vous commerciaux que nos clients assurent.

Clairement, les prises de contact au téléphone n’ont plus été efficaces dès le 17 mars. Très peu de lignes directes étaient redirigées vers des portables, et peu d’accueils téléphoniques des entreprises permettaient des mises en relations. Les labos se sont vidés, les entreprises avaient d’autres priorités....et ça n’a pas vraiment repris depuis.

2/ Qu'avez-vous mis en place ?

J’ai commencé par observer l’état de l’activité en cours et la réactivité du terrain.
Nous avions du travail en cours pour 3-4 semaines, si les missions prévues ne démarraient pas.
Et sur le terrain, seules les relations commerciales établies pouvaient être activées ou réactivées.
Avec l’incertitude du court terme sur la durée du confinement, avec la faible probabilité de nous alimenter en nouvelles missions, nos deux agendas ont pris deux rythmes différents :

Robin, salarié, est en activité réduite depuis le 15 Avril.

Moi, assez classiquement, j’ai opté pour des tâches de fond : repenser la communication de Cézame, travailler sur un document en support des formations qui sont en place et à qui il manquait ce document, ...
Ce que nous avons mis en place spontanément, c’est le bonjour au téléphone tous les matins (de travail), indispensable !
Pas seulement pour parler boulot, pour parler de la vie aussi comme nous le faisons "en vrai", tout le temps.

3/ Quelles conclusions tirez-vous de cette expérience ?

Que la technologie nous permet de maintenir l’activité quand l’activité existe, en tout cas dans le cadre de notre métier.

A travers les emails que je reçois et les publications que je lis sur les réseaux sociaux, il me semble bien que deux tendances de réactions se dessinent : S’agiter pour sauver son navire, avec parfois une forme d’agressivité commerciale et faire à tout prix ou aller vers la générosité et prendre le temps du partage. Sans manichéisme, il n’y pas de bien ou de mal : vouloir faire perdurer son entreprise est plus que légitime et j’adhère. La forme peut effectivement prendre celle de la générosité liée au moment. Ma conclusion c’est qu’à mon avis c’est la sincérité de nos démarches qui fera nos réussites.

Plus que des conclusions, j’ai une question(enfin, au moins une)....deux mois c’est relativement court dans la vie, dans la vie d’une entreprise aussi. Tout en restant inquiète de l’impact potentiel de ces deux mois de léthargie, je me demande comment un temps aussi court peut avoir des effets aussi lourds. Le constat réel apportera les réponses dans quelques mois ou années.

Mon sentiment du moment c’est que si tout ne tient qu’à un fil, à nous de (re)bâtir plus solide et plus durable...au sens premier du terme, dorénavant.

4/ Quels conseils donneriez-vous à vos pairs dans la même situation que vous ?

Ce qui me sauve : m’en tenir aux faits.
Assumer les décisions que je prends, qu’elles se révèlent bonnes ou moins bonnes après coup.
Prévoir, raisonnablement, ce qui sera possible pour nous et le faire.
Renforcer nos fondamentaux respectifs.

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