31
aou
2005
La métabolomique
Effectuer des examens rapides et non invasifs sur des échantillons
biologiques (urine ou sérum du sang) et identifier une série de
petites molécules qui peuvent révéler la présence de tumeurs au
stade initial : voilà l'objectif de la métabolomique, la nouvelle
science qui vise à vérifier la réelle efficacité et les effets
collatéraux des médicaments.
La métabolomique est, par définition, l'étude scientifique de tous
les métabolites de l'organisme et de leur rôle dans la croissance,
la santé et les maladies. Ces métabolites sont les marqueurs grâce
auxquels on pourra obtenir des diagnostiques précoces. Elles sont
produites par les protéines qui, ensemble, prennent part aux
réactions et aux processus biochimiques vitaux à l'intérieur de la
cellule. L'organisme malade révèle une variation des métabolites
visible grâce à la résonance magnétique nucléaire.
En Europe, la métabolomique est en pleine croissance : en effet,
une grande collaboration est née entre plusieurs universités. Le
projet "Métabolomique" Londres-Karlsruhe-Florence peut compter sur
trois millions d'euro, équitablement partagés.
L'Imperial College de Londres étudiera les possibles effets
toxiques des médicaments, l'Université Brucker de Karlsruhe
fournira le savoir-faire, les machines et les bases de
données.
Quant à l'Université de Florence, elle se chargera d'étudier les
diagnostiques précoces et l'efficacité et la toxicité des
médicaments. Pour ce faire, elle met à disposition du projet les
établissements du CERN ainsi qu'une cinquantaine de
chercheurs.
Pour la partie italienne, le projet peut bénéficier des
financements du CERN, de FIORGEN (Fondation de pharmacogénomique
qui étudie les médicaments) et de PROTERA (spin off de l'université
de Florence pour la recherche de nouveaux médicaments). Le CERN,
lui, réunit une centaine de jeunes chercheurs provenant du monde
entier.
Financé par le MIUR, la Commission européenne et par des fondations
bancaires, il a un budget annuel de 2,5 millions d'euro. Grâce à
cette nouvelle méthode, on pourra non seulement vérifier comment
l'organisme humain métabolise la nourriture et les médicaments,
mais aussi identifier les marqueurs de maladies chez les nouveaux
nés.
Aujourd'hui, ces recherches sont suivies de près par l'industrie
alimentaire, les entreprises pharmaceutiques et les producteurs
d'engrais.
Sources : Il Sole 24 Ore - 02/06/2005
Sources :
Ambassade de France Italie - Adit